Forum des associations

UnVéloQuiRoule fait sa rentrée !

Venez nous retrouver au forum des association de Maurecourt ce samedi 8 septembre à partir de 10H.

A cette occasion, l’atelier est déplacé au forum dans la salle Yannick Noah rue Jean-Jaures

On sera également présent au forum de Conflans au complexe sportif Claude-Fichot (mais sans atelier)

Récupération de vélos usagés du 18 au 25 novembre – Semaine Européenne de Réduction des déchets

À l’occasion de la prochaine Semaine Européenne de la réduction des déchets (18 au 26 novembre 2017), l’association Un Vélo Qui Roule organise plusieurs opérations « récupération de vélos usagés » en partenariat avec plusieurs associations et collectivités du territoire de la Confluence.

C’est l’occasion de vous débarrasser de vos vélos qui traînent au fond de votre jardin ou de votre cave et dont vous ne vous servez plus.

Les vélos récupérés à l’occasion de ces journées seront remis en état (si cela est possible) par les bénévoles de l’association pour être revendus à des prix modiques ou mis à disposition d’associations humanitaires. Ce sont ainsi près d’une centaine de vélos par an qui reprennent la route (et autant de cycliste qui peuvent ainsi plus facilement se déplacer).

  • à Achères à la Maison de Quartier Jacques Prévert (Avenue Voltaire), du 20 au 24 novembre, de 10h à 12h et de 14h à 18h30
  • à Triel au COSEC (61 rue de Chanteloup), le 18 novembre de 14h à 18h
  • à Chanteloup à l’Espace de loisirs Victor Hugo (18 avenue de Poissy) le 18 novembre de 14h 
30 à 17h30
  • à Conflans-Ste-Honorine à la MJC « Les Terrasses » (Avenue du Pont) les samedis 18 et 25 
novembre, de 10h à 18h.
  • à Maurecourt à l’école des Tilleuls (Avenue Maurice Berteaux) les samedis 18 et 25 
novembre, de 10h à 13h
  • à Andrésy le 18 novembre de 14h à 17h chez Julien Besnard (06 78 70 05 57)– 15 rue de Triel

Convergence Cycliste 2017 – Tous à vélo à Paris le 4 juin

Le dimanche 4 juin, plusieurs milliers de cyclistes de toute l’Ile-de-France se donnent rendez-vous sur l’esplanade des Invalides pour un grand pique-nique. Pour s’y rendre, il suffit de rejoindre l’un des divers convois cyclistes qui émailleront l’ensemble de la région et qui convergeront vers Paris (voir la carte des parcours)

Le premier but de cette manifestation est de combattre l’idée que le vélo ne serait pas adapté aux déplacements Paris-banlieue ou interbanlieue. Ce sera l’occasion de découvrir que venir à Paris à vélo d’Andrésy n’est vraiment pas un exploit.

Le second but est d’offrir aux Franciliens tout le plaisir d’une agréable journée et les inciter à pratiquer le vélo au quotidien pour le bien de la planète et du cycliste. C’est la dynamique de groupe et l’encadrement qui rassureront les plus hésitants, leur permettant de constater que nous sommes très nombreux à aspirer à d’autres modes de transports efficaces, conviviaux et cohérents avec l’urgence environnementale.

Un Vélo Qui Roule sera de la fête et invite tous les habitants du Confluent (Conflans-Sainte-Honorine, Andrésy, Maurecourt) qui veulent revaloriser la place du vélo dans les déplacements en ville à se joindre à nous pour cette balade dominicale.

Rendez-vous à 8h45 à Conflans-Sainte-Honorine à la passerelle St Nicolas (qui longe la N184 en traversant la Seine) ;

Matériel nécessaire : un pique-nique et un vélo en état de marche. Sur ce dernier point, l’atelier vélo de Maurecourt est ouvert les samedi 27 mai et 3 juin pour préparer vos vélos. N’hésitez pas à passer !!!!

Gravage de vélo, le samedi 1er juin 2013 à Conflans-Sainte-Honorine sur la place Romagné entre 10 h et 13 h

Entre 10 h et 13 h, le samedi 1er juin 2013, l’association « Un Vélo Qui Roule » organise avec la ville de Conflans un atelier marquage de vélo sur la place Romagné. Nous invitons toutes personnes souhaitant participer à cette opération à nous rejoindre, pour nous aider ou pour faire marquer son vélo, et à participer ainsi à la fête du vélo qui trouvera une prolongation le lendemain avec la convergence francilienne.

Pourquoi un « atelier marquage » ?

Car le vol est une des causes principales de non pratique du vélo. En France, si environ 400 000 vélos sont volés par an, 150 000 vélos sont retrouvés abandonnés. La difficulté est qu’ils ne peuvent être restitués à leur propriétaire. Faute d’identification, seulement 2 % des victimes récupèrent leur vélo ! Or, après un vol de vélo, 23 % des victimes renoncent à racheter un vélo et abandonnent donc la pratique du vélo.

Faire marquer son vélo consiste en la gravure d’un numéro unique et anonyme sur le vélo. Ce numéro constitue un lien direct entre le vélo et son propriétaire. Ce numéro doit être enregistré sur le fichier national des vélos mis en place par la fubicy. L’enregistrement s’effectue via un code confidentiel, remis lors du marquage de votre vélo.

En cas de vol, lors de la déclaration de vol du vélo, il faut simplement préciser que le vélo est marqué. Si le vélo est retrouvé, il pourra alors être restitué à son propriétaire. La police a l’obligation de consulter le fichier national des vélos marqués à partir du moment qu’elle retrouve un vélo marqué.

Des expériences réussies

Deux pays européens sont en avance au niveau du marquage du vélo : le Danemark et l’Allemagne. Ainsi, dans ces deux pays, les chances de retrouver son vélo après un vol peuvent dépasser 40 % (contre 2 % chez nous !)

Plusieurs autres pays ont commencé à expérimenter le marquage : Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Finlande, Etats-Unis… et la France avec la FUBicy.

Compte-rendu de l’atelier du samedi 22 septembre 2012

Une partie de l'équipe de bénévoles se penche sur un vélo bien mal en point : dérailleur à moitié arraché, chaine cassée... Du boulot en perspective !

La journée sans voiture, événement mondial s’inscrivant dans la semaine de la mobilité, a été l’occasion pour « Un Vélo Qui Roule » d’organiser et d’animer un atelier de réparation vélo coopératif et gratuit. Celui-ci a eu lieu place Fouillère, à l’emplacement du marché, dans le prolongement de la rue Maurice Berteau temporairement rendue piétonne pour la journée. Conjointement, et en collaboration avec la mairie de Conflans Ste Honorine, nous avons tenu un stand de marquage de vélo « Bicycode » (http://www.bicycode.org/).

Dès son ouverture à 10h l’atelier s’est rempli de monde, que ce soit pour faire marquer son vélo ou pour profiter de l’atelier pour apprendre à l’entretenir ou le réparer. Neuf bénévoles de l’association se sont impliqués et relayé tout au long de la journée pour animer l’atelier et distribuer des dépliants d’information aux commerçants.

Une bonne partie des magasins ouverts de la rue Maurice Berteau (une trentaine) reçurent la visite de deux membres de l’association qui leur distribuèrent des dépliants « Piétons et cyclistes : de bons clients pour vos commerces ». En effet, contrairement à la croyance populaire, réduire la vitesse dans une rue en la rendant plus accessible aux piétons et aux cyclistes augmente le chiffre d’affaire des commerces. Un argument percutant pour les commerçants ! Les deux-tiers d’entre eux furent sensibles au discours tenu par l’association, un tiers y restant hermétique malgré les chiffres avancés. L’un des problèmes majeurs soulevé : les places de parking, trop peu nombreuses d’après certains !
Et pourtant, ce que propose l’association « Un Vélo Qui Roule » pour la rue Maurice Berteau permettrait de mettre tout le monde d’accord : une « zone de rencontre » [1], c’est à dire un espace où la rue et le trottoir disparaissent, où le partage de la voirie s’effectue réellement : les voitures, les cyclistes et les piétons peuvent emprunter librement cette rue limitée à 20km/h et où, bien entendu, les piétons sont prioritaires sur les cyclistes, eux-mêmes prioritaires sur les voitures. En permettant aux habitants et riverains de revenir dans cette rue à pied, le problème des places de parking diminue : ce seront autant d’automobilistes en moins qui devront trouver une place de parking, tout en augmentant la fréquentation de la rue !

Durant la journée environ 200 personnes s’arrétèrent à l’atelier, certaines pour graver leurs vélos, d’autres pour le réparer, d’autres encore par simple curiosité ou pour prendre des informations.

Ce sont ainsi 26 vélos qui furent marqués gratuitement (le matériel nécessaire ayant été gracieusement prêté par la mairie). Ces vélos, s’ils sont volés, auront ainsi beaucoup plus de chance d’être rendus à leurs propriétaires une fois retrouvés par la police.

50 vélos environ profitèrent de l’atelier, pour des interventions diverses.
La plus simple : la vérification de la pression des pneus.
La plus complexe : le remplacement intégral d’un dérailleur tordu et cassé.
La plus classique : le réglage du dérailleur, ex-aequo avec le gonflage des roues.
Les cyclistes ont été ravis de mettre la main à la pâte, effectuant eux-mêmes le travail nécessaire sur leur vélo, avec l’aide et les conseils des membres de l’association.
Une mention spéciale à ce cycliste de 80 ans qui est passé pour un problème grave à son vélo que nous avons réparé. Nous lui souhaitons bonne route !

L’association « Un Vélo Qui Roule » augmente aussi le nombre de vélos qui roulent : deux vélos pour adulte et un vélo pour enfant furent ainsi remis en circulation.

Des personnes, appréciant le travail de l’association, ont aussi profité de l’atelier pour nous offrir des vélos qu’ils n’utilisaient plus. Tous sont bien entendu à réviser ou réparer, mais c’est justement l’objectif de l’association : que les vélos qui ne servent plus puissent de nouveau… rouler ! Ce sont 7 vélos qui nous furent ainsi offerts.

L’atelier vélo a aussi été l’occasion de recevoir de nombreuses adhésions de Conflanais souhaitant nous soutenir (rappelons que l’adhésion n’est pas obligatoire pour profiter de l’atelier). Cela porte le nombre d’adhérents de l’association à 34.

Un véritable succès donc, sur lequel nous allons rebondir pour continuer notre travail de promotion du vélo et des transports actifs, et demander un local à la mairie pour nous accueillir : tout comme lors du forum des associations, de nombreuses personnes nous ont demandé où nous étions situés dans Conflans, et si notre atelier était souvent ouvert. Il ne fait nul doute que les Conflanais trouveraient une réelle utilité à ce que notre atelier puisse ouvrir ses portes de manière hebdomadaire !

En attendant ce local, les prochains ateliers publics auront lieu l’année prochaine à Conflans et Andrésy. Pour vous tenir informés : http://unveloquiroule.fr

[1] voir par exemple http://velobuc.free.fr/zonerencontre.html

Bilan du Forum des associations 2012

C’est sous le soleil qu’Un Vélo Qui Roule a participé à son premier forum des associations, ce 8 septembre 2012.

Les contacts avec les Conflanais ont été nombreux avec une cinquantaine de visites ! Surtout, notre démarche a été comprise et a séduit le plus grand nombre.

Seule ombre au tableau, mais elle est de taille : la quasi totalité des visiteurs nous ont demandé où nous étions situés sur Conflans. La question du local devient cruciale tant pour développer l’atelier vélo que pour retrouver régulièrement des sympathisants de la bicyclette comme mode de déplacement.

Malgré cela, rendez-vous a été pris le samedi 22 septembre sur la place Fouillère pour le prochain atelier vélo coopératif, couplé à un atelier de marquage des vélos, dans le cadre de la semaine de la mobilité et en partenariat avec la ville de Conflans.

Communiqué de presse – Nouvel atelier vélo le 22 septembre 2012

A l’occasion de la semaine de la mobilité durable, l’association Un Vélo Qui Roule organise son deuxième atelier vélo itinérant, coopératif et gratuit le samedi 22 septembre sur la Place Fouillère à Conflans Sainte Honorine de 10 h à 17h.

Un atelier vélo est

  • un lieu de promotion active du vélo en facilitant l’entretien, la réparation et l’acquisition de vélo,
  • un lieu de recyclage et de revalorisation qui permet de donner une deuxième vie à de nombreux vélos et pièces détachées voués au rebut,
  • un lieu de transfert de connaissances et d’échange entre connaisseurs et néophytes pour que chacun soit plus autonome dans sa pratique du vélo.

Venez nombreux avec votre bonne humeur et votre vélo ! Un Vélo qui Roule fournit outils et conseils utiles pour l’entretien ou la réparation de votre monture.

Au même moment, Un Vélo Qui Roule co-animera aussi un atelier gratuit de gravage de vélo mis en place par la mairie de Conflans. Marquer son vélo permet d’augmenter considérablement les chances de le retrouver en cas de vol.

Nouvelle association rayonnant sur le Confluent (Conflans Sainte Honorine, Andrésy, Maurecourt), Un Vélo Qui Roule promeut l’usage et l’utilisation du vélo en milieu urbain en :

  • facilitant l’acquisition et la réparation des vélos par l’organisation d’ateliers vélo coopératifs et gratuits. Elle a, à ce titre, signé une convention avec la déchetterie de Conflans pour récupérer les vélos qui lui sont envoyés. Elle accueille aussi volontiers tout don de matériel ou outillage
  • participant aux débats publics sur les enjeux de mobilité et de répartition de l’espace public au profit des modes de déplacements doux et conviviaux
  • organisant des balades conviviales

L’objectif de l’association est que le vélo redevienne un mode de transport privilégié.

L’association avait déjà animé un atelier vélo similaire en juin dernier qui avait attiré 25 personnes et permis le marquage de 30 vélos.

Enfin un week-end vélo au confluent

Ce samedi 2 juin, sur la place Romagné, s’est tenu la première sortie publique de l’association Un Vélo Qui Roule par le biais d’un atelier de réparation de vélo en plein-air à l’occasion de la Convergence Cycliste devant se tenir le lendemain dans toute l’ile-de-France.

La mairie a tenu en même temps un atelier de marquage de vélo (Bycicode).

Bilan : une trentaine de vélos ont ainsi été marqués et seront intégrés au fichier Bicycode. Après les succès des opérations de marquages lors des ateliers précédents (environ 200 vélos marqués l’année dernière), ce nombre confirme que les Conflanais souhaitent utiliser la bicyclette et se prémunir contre le vol.

Quant à l’atelier de réparation, il a été visité par une vingtaine de personnes. Des curieux, satisfaits de la création de notre association, des personnes venant chercher des pièces détachées pour leur vélo (frein, roues) et, surtout, des cyclistes venant réviser leur vélos ou chercher conseils. Ainsi, une petite dizaine de vélos ont été révisés avec des interventions souvent bénignes concernant les freins (touchant souvent la jante), le gonflage des pneus ou les dérailleurs. Des interventions plus complexes ont également été effectuées notamment sur des vélos enfants. Résultat : ces vélos roulent.

Par ailleurs, un vélo a été remis en circulation. Récupéré à la déchetterie, après de menues interventions, il a repris sa place comme moyen de transport.

Enfin, de nombreux contacts, tous positifs, des nouveaux adhérents déjà impliqués. Ce fut donc bien une belle journée qui s’est poursuivie ce dimanche 3 juin avec la Convergence.

Le prochain atelier vélo ouvert au public aura lieu lors de la semaine de la mobilité en parallèle à une autre séance de marquage des vélos, en septembre.

Les adhérents de l’Association seront réunis prochainement afin d’envisager cette action de la rentrée mais aussi d’autres, comme par exemple le test de la solidité des anti-vols de vélo, démonstration à l’appui, des balades festives et militantes, des débats sur la mobilité…

Le Comité Vélo de Conflans Ste Honorine

La ville de Conflans Ste Honorine, à l’initiative du 5ème adjoint au maire Franck Barraud (Environnement, Déplacements urbains), a créé le Comité Vélo en mars 2009. Objectif clair : permettre un dialogue direct entre la mairie et citoyens intéressés.

« Un Vélo Qui Roule » apporte bien entendu son plein et entier soutien à cette initiative tout en rappelant qu’une prochaine élection du conseil municipal pourrait changer la donne et déboucher sur l’arrêt des Comités Vélos. C’est l’une des raisons d’être de l’association Un Vélo Qui Roule : l’indépendance par rapport à l’administration en place.

Voici le texte de présentation du comité vélo situé sur le site internet de la mairie de Conflans Ste Honorine :

Parmi les modes de transports alternatifs à la voiture en ville, Conflans souhaite promouvoir et développer l’utilisation du vélo. Pour ce faire, des aménagements urbains et de voirie spécifiques sont progressivement réalisés de façon à faciliter et sécuriser les déplacements à vélo.

Ces nouveaux modes de déplacement s’accompagnent nécessairement d’une concertation directe avec les usagers. Il s’agit en effet d’associer à la démarche, à la fois les personnes qui utiliseront le vélo comme mode de transport dans la ville mais aussi des spécialistes ou encore les riverains des aménagements spécialement conçus.

C’est le rôle du comité vélo, créé en mars 2009, à l’initiative de l’adjoint au maire délégué à l’Environnement et aux déplacements urbains, Franck Barraud. Le comité se compose d’élus à la Voirie, à la Prévention et à la Sécurité, aux Transports, à l’Environnement et Déplacements urbains, ainsi que de représentants des Services Techniques de la ville, de la police municipale et bien sûr des usagers volontaires et des associations d’usagers du vélo conflanais.

On notera par ailleurs que, sur le site, se trouve l’ensemble des comptes-rendus des différents Comités Vélos organisés par la ville.

Plan Climat Energie – Atelier « Déplaçons-nous autrement »

Ville de Conflans Sainte-Honorine
Atelier « Déplaçons-nous autrement »
Le 11 octobre 2011

Introduction

Un Vélo Qui Roule a participé aux trois ateliers « Plan Climat-Energie » ; ce document rend compte du second atelier, dédié aux politiques de transport.

Contexte

Afin d’atteindre l’objectif fixé par le gouvernement en manière de diminution des gaz à effet de serre (GES) – réduction de 75% d’ici à 2050 – les villes de plus de 50 000 habitants ont l’obligation de lancer un « Plan Climat-Energie ».
Ce Plan Climat-Energie se découpe en trois grandes phases :
Audit et définition d’un profil de production de GES pour l’agglomération
Débats publics
Choix de solutions adaptées.

Conflans Sainte-Honorine, bien qu’étant loin d’avoir 50 000 habitants, a volontairement décidé de jouer le jeu du Plan Climat-Energie. L’association Un Vélo Qui Roule (UVQR) ne peut que féliciter cette initiative.

Assistance

L’assistance était constituée de 27 personnes (15 hommes, 12 femmes). Il s’agissait principalement de Conflanais. Un grand nombre était simple citoyen. 5 ou 6 personnes de la mairie (élu ou employé). Un représentant de l’ADEME. Un chef d’entreprise spécialisée dans les véhicules (voitures) à motorisation électrique. Un entrepreneur montant un projet d’autopartage sur l’agglomération de Cergy. 2 représentants du cabinet « inddigo » qui a été mandaté par la ville pour piloter le Plan Climat-Energie et qui animèrent les débats. Un représentant d’une association de quartier (Chenevière). Une représentante de deux associations de parents d’élèves sur Conflans. Votre serviteur, représentant de l’association Un Vélo Qui Roule.

Déroulement

Il ne sera ici pas détaillé le déroulement exact de l’atelier ; aucune note n’ayant été prise en ce sens.
Deux heures étaient prévues pour cet atelier.
La première demi-heure fut consacrée à la présentation du projet par l’adjoint au maire Franck Barraud et l’une des représentantes du cabinet « inddigo ».
Le reste du temps a été exclusivement réservé au débat entre les participants, la mairie ayant décidé de ne pas y participer outre mesure, afin de laisser les gens s’exprimer, et s’est donc contentée de réagir sur des points techniques. Les thèmes présentés ci-après sont donc le seul fait des citoyens présents.

On notera que l’objectif de réduction des émissions de GES sur l’agglomération prend également en compte les émissions ayant lieu à l’extérieur de l’agglomération, mais effectuées à cause d’une source située sur l’agglomération (par exemple : énergie grise de fabrication des véhicules, fabrication de l’énergie électrique, etc.). En ce sens le représentant de UVQR est rassuré : il avait peur que l’objectif soit d’externaliser les émissions de GES.

Le but des débats publiques étaient de définir une série de proposition concrètes et réalisables par la mairie permettant d’atteindre l’objectif fixé par le Plan Energie Climat. Le terme de « Levier d’action » a été plusieurs fois employé à ce sujet. Les leviers d’actions proposés sont colorés en rouge dans la suite du document.

Présentation par Franck Barraud

Le maire-adjoint a présenté les deux enjeux majeurs du cycle du carbone :

  • Amont : Société énergivore alors même que les énergies et les ressources naturelles deviennent de plus en plus rares.
  • Aval : Réchauffement climatique.

L’objectif du plan Climat-Énergie est de faire face à ces deux enjeux de société en réduisant d’un facteur 4 (75%) les émissions de GES à l’horizon 2050. Cela correspond à une baisse de 3% par an en moyenne d’ici là.

Présentation par le cabinet Inddiggo

Une présentation générale de l’audit, avec quelques schémas très instructifs sur les modes et les flux de déplacements de l’agglomération.

On notera notamment deux chiffres percutants : un salarié habitant à 30km de son travail devra dépenser 770€ par an s’il souhaite effectuer son trajet pendulaire en transports en commun, contre 4200€ (soit un peu plus de 5 fois plus !) s’il souhaite l’effectuer en voiture.

Thèmes évoqués lors du débat

Automobile

On peut déplorer la place énorme que l’automobile a prise dans ces débats. Le sentiment du représentant de UVQR est que plutôt que de chercher des solutions pour se passer de la voiture, l’objectif était plutôt d’essayer de trouver des solutions permettant de l’utiliser aussi longtemps que possible, et ce malgré la conjoncture (crise économique, déplétion des ressources, changement climatique). On pourrait résumer ce crédo par : Polluer moins pour polluer plus longtemps. Les principales pistes évoquées furent l’autopartage et le covoiturage. L’entrepreneur montant un projet d’autopartage sur Cergy-Pontoise a brièvement présenté son projet.

Co-voiturage

Un membre de l’assistance a proposé deux pistes :

  • Monter un site web permettant de mettre en relation des automobilistes désireux de partager leurs véhicules afin de limiter les frais et la pollution (co-voiturage planifié)
  • Créer un logo « co-voiturage » à placer sur sa voiture, qui permettrait de prévenir les gens que l’automobiliste est prêt à prendre des passagers (co-voiturage spontané)

Levier d’action : Il est proposé à la ville de communiquer sur ces thèmes, afin que les citoyens intéressés puissent participer.

Auto-partage

L’autopartage revient à optimiser l’utilisation d’une même voiture : partager la voiture. Objectif : Une seule voiture au lieu de plusieurs, mieux utilisée, diminution du coût. L’usager n’est plus possesseur de sa voiture. Il la « loue » pour une durée faible (d’après l’entrepreneur de Cergy, la moyenne de temps de location est de 5h).

Cette idée a été contestée par plusieurs membres de l’assistance : il lui était reproché d’augmenter l’usage de la voiture, de l’optimiser. Crainte : que la voiture soit plus utilisée, et donc qu’elle pollue plus.

La représentante de « inddigo » a alors expliqué plusieurs points :

1 seule voiture au lieu de X, c’est autant de voiture en moins à fabriquer (énergie grise)

Les gens n’étant plus propriétaires de leur voiture, et devant la louer, il y a une nette diminution du nombre de kilomètres parcourus lorsqu’une personne remplace sa voiture par une solution d’auto-partage.

Levier d’action : aucun ?

Energie Electrique

Le principe de la motorisation électrique a été évoqué et présenté comme un formidable moyen de réduire les émissions de GES. Un chef d’entreprise, travaillant notamment avec Veolia, dont l’entreprise est spécialisée dans le véhicule électrique (fabrication ? Vente ?), a rappelé qu’un véhicule électrique n’émet que 30g de CO2/km (contre 130g/km pour une voiture thermique moyenne et 450g/km pour un gros 4×4 moderne).

Ce chiffre n’est atteint que grâce au nucléaire, ce que l’assistance a fait remarquer judicieusement. Le porte-parole de UVQR a par ailleurs rappelé que le chiffre de 30g/km n’est envisageable que dans le meilleur des cas ; si on doit recharger sa voiture en hiver ou hors période creuse, il ne s’agira pas d’énergie nucléaire mais d’énergie au charbon ou au pétrole, ce qui a des effets en terme d’émission de GES bien pire. Un membre de l’ADEME, présent dans la salle, a confirmé ces dires.

On notera ici le fait que le nucléaire semble ipso facto écarté du débat : considérant que cette énergie est faiblement responsable d’émission de GES, elle est largement avantagée dans le cadre du Plan Energie Climat. On se retrouve dans la situation habituelle de linéarisation des problématiques : on considère chaque problème isolé par rapport aux autres, et on tente de trouver des solutions à une seule variable (ici les GES).

Levier d’action : remplacer la flotte de véhicules communaux par des véhicules électriques.

Energie Grise

L’énergie grise (énergie consommée pour la fabrication et l’acheminement des biens) a été brièvement évoquée, sans pour autant qu’elle soit considérée à sa juste gravité. L’idée de remplacer les bus par des bus électriques en est un exemple : cette idée peut être valable s’il s’agit de remplacer des bus en fin de vie, pas s’il s’agit uniquement d’émettre moins de GES (ce qui, rappelons le, reste à prouver). Ici aussi la linéarité du problème (se focaliser exclusivement sur les GES) pose problème : personne n’a évoqué le fait que fabriquer des voitures coûtait particulièrement cher en matières premières. Ainsi n’était prises en compte que les émissions de GES durant la fabrication (soit 30% du total, à peu près, ce qui est déjà conséquent) sans même s’intéresser au formidable gâchis de ressources naturelles que cela représente. De la même manière semblait clairement admis qu’une vieille voiture pollue beaucoup plus qu’une neuve, sans s’inquiéter du fait qu’une vieille voiture n’a été fabriquée qu’une fois, alors que les voitures neuves ne peuvent le rester que si elles sont souvent remplacées…

Taxe

Un membre de l’assistance a proposé d’instaurer une « taxe spéciale voiture » sur le territoire communal, prenant exemple sur Londres. Il se basait en cela sur le constat que seul le fait d’attaquer le porte-monnaie des gens peut les faire changer d’habitude.

On remarquera ici la tendance générale à vouloir ne pas utiliser les méthodes démocratiques, collectives et égalitaires (les lois, perçues comme liberticides ?) mais à se focaliser sur un système d’incitation par l’argent (réputé moins liberticide ?), alors même que ce biais ne favorise que les riches au détriment des pauvres. Bref, s’en prend à la liberté des pauvres tout en préservant la liberté des riches : où est l’égalité ?

Cette idée de taxe est bien entendu condamnée par UVQR. Nous préférons par exemple des moyens tels que :

  • Suppression de places de parking en ville, réduisant l’attrait du déplacement motorisé.
  • Limitation de vitesse réduite (30km/h ?) afin de réduire l’attrait du déplacement motorisé.
  • Passage en zone « piéton/vélo » de rues de la ville (rue Maurice Bertaud par exemple ?)
  • etc.

Notons par ailleurs que ces 3 exemples offrent de nombreux avantages en sus de la réduction des émissions de GES. Notons par exemple : Report modal des déplacements motorisés sur la marche et le vélo, diminution importante du bruit (rappelons que le bruit est à l’origine de 50% du stress en IDF), diminution importante des rejets de polluants (particules, etc.) permettant d’améliorer grandement la santé des Conflanais (cancers, asthmes, etc.).

Leviers d’action :

  • Instaurer un taxe d’accès motorisé à la ville ou aux abords des écoles.
  • Réduire la vitesse en ville
  • Réduire le nombre de stationnements en ville
  • Zones piétonnes à la place de rues à circulation automobile
  • Trouver / préparer une plaquette à destination des commerçants pour leur démontrer que transformer leur rue en zone piétonne est bonne pour leur chiffre d’affaire.

Vélo

Le vélo fut étonnamment peu présent durant les débats, en réalité seul le représentant de UVQR en a réellement parlé. Après avoir présenté succinctement l’association, il a effectué une proposition simple : Afin d’améliorer l’attractivité du vélo à Conflans, la présence et l’action de l’association UVQR est prépondérante. Dans le cadre du Plan Energie Climat, il est donc proposé que la mairie fournisse un local à l’association, afin qu’elle puisse améliorer grandement sa capacité d’action.

Levier d’action : permettre à UVQR d’agir dans les meilleures conditions en fournissant un local à l’association.

Transports en Commun

Plusieurs personnes de l’assistance ont déploré la faible fréquence de passage des bus hors heures de pointe. Et pourquoi ne pas mettre de petits bus, étant donné qu’il y a peu de gens les prenant ? Augmenter la fréquence des bus permettrait aux Conflannais de mieux se déplacer, et éventuellement de ne pas prendre leur voiture.

Commentaire de l’adjoint au maire : Ca coûte très cher, et une ville seule ne peut clairement pas se permettre d’augmenter ainsi son service de bus. Il faudrait faire partie d’une communauté d’agglomération, afin de mutualiser les coûts.

Leviers d’action :

  • Augmenter la fréquence des bus
  • Mettre en place des petits bus hors heure de pointe
  • Tenter de se regrouper en communauté d’agglomération avec les villes voisines ?

Conclusion

UVQR réitère ses félicitations à la mairie, qui a eu l’audace de se lancer dans cette aventure.
Bien que les débats et les solutions envisagées aient été trop timides du point de vue du représentant de UVQR, on ne peut que se féliciter du succès de la mobilisation et espérer que ces débats se poursuivront par la suite.